Souffrir pour réussir ? Mythe ou réalité de l’entraînement sportif ?

Man after workout

Pour certains, il est clair que plus la douleur est forte, plus les résultats sont importants. Pour d’autres, cependant, des devises comme ” il faut souffrir pour être performant ” ou ” on n’a rien sans rien” ne signifient pas grand-chose. Alors est-il vrai que l’entraînement doit faire mal pour être efficace ?

Comme souvent, la réponse à cette question ne se résume pas simplement par oui ou par non. Nous allons regarder en détails quatre domaines : la perte de poids, la musculation, le stretching et l’optimisation des performances en running. Et nous verrons si l’expression ” il faut souffrir pour être performant ” s’applique vraiment !

Une femme épuisée après son entraînement

1. La perte de poids

Si vous voulez perdre du poids et vous débarrasser de quelques kilos en trop, une chose est essentielle : un bilan énergétique négatif. Si vous brûlez plus de calories que vous n’en consommez, vous perdrez du poids. Donc, les meilleures séances d’entraînement sont celles qui brûlent beaucoup de calories. L’entraînement au poids du corps ou la course par intervalles sont deux types d’entraînements bien adaptés pour brûler les graisses. S’il est vrai que vous brûlez plus de calories avec des exercices à très haute intensité, il n’est cependant pas nécessaire d’atteindre ou de dépasser votre seuil de douleur.

À noter : la douleur est une façon pour votre corps de vous alerter. Les douleurs signalées par votre système musculo-squelettique (articulations, cartilages, ligaments et tendons) sont presque toujours dues à une mauvaise posture ou à un effort excessif. Ainsi, les courbatures ne doivent pas être prises à la légère. Des séances d’entraînement très dures ou de nouveaux mouvements inhabituels peuvent causer de minuscules déchirures musculaires ou micro-traumatismes. Si vos muscles sont très endoloris, vous devriez absolument éviter de faire des séances d’entraînement intense. Donnez à votre corps suffisamment de temps pour récupérer et attendez que la douleur s’estompe avant de reprendre votre entraînement.

Une femme fait une pause pendant son entraînement

2. La musculation

L’expression ” il faut souffrir pour progresser ” est bien connue par tous ceux qui font de la musculation.

Et il y a une part de vérité si votre but est de vraiment prendre de la masse musculaire. En effet, votre corps a besoin d’une stimulation suffisamment importante pour créer de nouvelles fibres musculaires. En d’autres termes, vous devez sortir votre corps de sa zone de confort (homéostasie) afin d’amorcer le processus de réparation tissulaire et créer de nouvelles fibres musculaires.

Si vous faites une seule pompe par jour, vous n’allez pas prendre de masse car la stimulation est trop faible. En revanche, si vous faites une séance de musculation deux fois par semaine sur une plus longue période de temps et avec suffisamment de pompes pour fatiguer vos muscles, votre corps sera obligé de créer de nouvelles fibres musculaires et de se renforcer. Les culturistes expérimentés font souvent de l’exercice jusqu’à la défaillance complète de leurs muscles et optimisent ainsi leurs résultats. Mais ces passionnés de fitness s’assurent également de donner à leurs muscles suffisamment de temps pour récupérer entre deux séances de musculation.

Un homme fait des pompes

À noter : faire de l’exercice jusqu’à la complète défaillance musculaire est très efficace, mais cela n’est recommandé qu’aux culturistes expérimentés. À la place, vous devriez plutôt vous concentrer sur l’exécution correcte de vos exercices. Et dès que vous n’êtes plus capable d’effectuer le mouvement correctement, vous arrêtez votre série. De cette façon, vous minimiserez les risques de blessure.

3. Les étirements

Au cours de leur carrière, les gymnastes professionnels ou les contorsionnistes de cirque ont certainement fait des exercices de stretching qui les ont amenés à leur seuil de douleur et peut-être même au-delà. Mais, heureusement, tout le monde n’a pas besoin d’être capable de mettre son pied derrière sa tête 😀 .

La règle de base est de ne vous étirer que jusqu’à ce que vous ressentiez une légère tension. En aucun cas, vous ne devez ressentir de la douleur. Il en va de même quand vous faites des exercices pour augmenter la mobilité de vos articulations.

4. Optimisez vos performances de running

Si vous pensez que la seule façon de progresser est de courir jusqu’au bout de vos forces à chaque entraînement, vous vous trompez sérieusement.

Bien sûr, les coureurs qui se préparent à une course spécifique et qui veulent améliorer leur performance personnelle doivent incorporer des courses assez difficiles à leur entraînement. Ces exercices peuvent être parfois très douloureux, mais même les coureurs professionnels ne font pas beaucoup de ces entraînements ultra intensifs. L’important pour les coureurs novices ou les amateurs est d’acquérir une bonne condition physique de base. Plus votre condition physique de base est élevée, plus vous pourrez vous entraîner à la course à pied de façon intense.

Deux coureurs font un run dans les escaliers

En conclusion

L’expression ” il faut souffrir pour progresser ” ne devrait s’appliquer seulement qu’à des situations exceptionnelles et parfois aussi au sport de compétition. Bien qu’il soit généralement vrai qu’un entraînement très dur est nécessaire dans la plupart des sports pour obtenir des résultats importants, la douleur devrait toujours être évitée. Il est important que vous écoutiez votre corps et que vous n’ignoriez pas les signaux qu’il vous envoie, notamment la douleur. Donnez-vous le temps dont vous avez besoin pour bien récupérer, ainsi vous pourrez vous entraîner encore longtemps sans douleur.

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Herwig Natmessnig En tant qu’ancien athlète professionnel (rafting), Herwig n’aspire qu’au fitness et à la santé. Que ce soit pour une compétition ou juste pour le plaisir, il est toujours partant pour un challenge. Consultez tous les articles de Herwig Natmessnig »

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